
OPÉRA-CHORAL
POUR CHŒUR D’HOMMES,
RÉCITANT ET TROIS INSTRUMENTISTES
L’Opéra-choral Exodes a fait l’objet de cinq représentations (Paris, Strasbourg, Lalouvesc, Le Chambon sur Lignon et Saint-Flour) à l’été 2023 ainsi qu’une présentation de fin de résidence à Tence (mars 2023). Le projet a bénéficié de plusieurs aides et notamment un soutien particulier de la Communauté de Communes du Vivarais-Lignon.
ÉLISABETH KAESS | LIVRET ET DRAMATURGIE
GUALTIERO DAZZI | MUSIQUE
CHŒUR D’HOMMES DE LA VILLETTE
CHRISTOPHE GALLAND | RÉCITANT
AURÉLIEN SAUER | ALTO
IVÁN SOLANO | CLARINETTES
HELENA SOUSA ESTÉVEZ | ACCORDÉON
LOÏK BLANVILLAIN | DIRECTION MUSICALE
ARGUMENT
Composée spécifiquement pour le Chœur d’Hommes de La Villette et portée également par un récitant et trois instrumentistes, l’œuvre est conçue pour s’adapter à l’acoustique et à l’espace architectural des lieux accueillant les représentations. Une spatialisation des choristes et des musiciens permet de développer autant d’occasions particulières que de situations de concerts, tout en se faisant l’écho des déplacements de population, souvent contraints, forcés – rarement souhaités. Dans l’espoir qu’une parole ancienne puisse éclairer notre chemin, chacun est invité à chercher des « traces » du Livre de l’Exode dans le parcours proposé par le livret et jalonné de poèmes ou de fragments poétiques d’auteurs qui ont traversé les tourments du XXème siècle.
Exodes est une proposition de réflexion poétique sur le « partir », au moment même où la guerre vient de surgir à nouveau aux portes de l’Europe et de jeter une multitude sur les routes.

LIVRET
Prologue
Mes frères[…]
écoutez le chant du soleil et de la mer1
Nous partons pour nous éloigner du lieu qui nous a vu naître et voir l’autre versant du matin. Nous partons à la recherche de nos naissances improbables. Pour compléter nos alphabets. Pour charger l’adieu de promesses. Pour aller aussi loin que l’horizon, déchirant nos destins, éparpillant leurs pages avant de tomber, quelquefois, sur notre propre histoire dans d’autres livres.
Nous partons vers des destinées inconnues. Pour dire à ceux que nous avons croisés que nous reviendrons vers eux et que nous referons connaissance. Nous partons pour apprendre la langue des arbres qui, eux, ne partent guère. Pour lustrer le tintement des cloches dans les vallées saintes. À la recherche de dieux plus miséricordieux. Pour retirer aux étrangers le masque de l’exil. Pour confier aux passants que nous sommes, nous aussi, des passants, et que notre séjour est éphémère dans la mémoire et dans l’oubli. Loin des mères qui allument les cierges et réduisent la couche du temps à chaque fois qu’elles lèvent les mains vers le ciel.2
Parodos
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix,
écoutez le chant du soleil et de la mer3
Nous partons pour ne pas voir vieillir nos parents et ne pas lire leurs jours sur leur visage.
Nous partons dans la distraction de vies gaspillées d’avance. Nous partons pour annoncer à ceux que nous aimons que nous (les) aimons toujours, que notre émerveillement est plus fort que la distance et que les exils sont aussi doux et frais que les patries. Nous partons pour que, de retour chez nous un jour, nous nous rendions compte que nous sommes des exilés de nature, partout où nous sommes.4
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer5
Nous partons pour abolir la nuance entre air et air, eau et eau, ciel et enfer. Riant du temps, nous contemplons désormais l’immensité. Devant nous, comme des enfants dissipés, les vagues sautillent pendant que la mer file entre deux bateaux. L’un en partance, l’autre en papier dans la main d’un petit.6
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer7

Premier stasimon
Je suis à la recherche
d’un homme que je ne connais pas,
qui jamais ne fut tant moi-même
que depuis que je le cherche.
A-t-il mes yeux, mes mains
et toutes ces pensées pareilles
aux épaves de ce temps ?
Saison des mille naufrages,
la mer cesse d’être la mer,
devenue l’eau glacée des tombes.
Mais, plus loin, qui sait plus loin ?8
[…] Nous sommes étrangers les uns parmi les autres
notre langue n’est pas pareille
quand même il n’y aurait qu’une seule langue au monde,
qu’un seul mot dans le monde.
Je parle : qui est là pour m’entendre ?
Je pleure : qui a pitié ?9
Je fuis les frontières qui ont dévoré mes amis
et les frontières courent derrière moi
se rapprochent, se rapprochent
atteignent mon gosier
il vous est difficile de savoir
où prend fin l’épopée
et où commence ma face
car les frontières sont proches10
L’exilé se retourne en toutes directions.
Les mots-souvenirs lui échappent11
[…] « Loin encore, le lointain ? »
Combien de chemins ?12
L’homme libre est celui qui choisit son exil
[…]
Je suis donc un homme libre,
je marche…et les directions se précisent.13
Première traversée
Le lit de camp sur nos épaules […]
notre foyer sous le bras
le monde entier sur notre dos.14
Deuxième stasimon
(Jamais il n’y avait de ciel.
Mais la mer était encore, rouge incendie,
La mer.)15
Nous ici, nous,
contents de traverser, devant la tente
où tu as cuit le pain de désert
Fait dans une langue elle aussi émigrée.16
Demain à nouveau nous nagerons
demain à nouveau nous voyagerons
demain l’aube réclamera notre endurance
et nous toujours à la mer nous répondrons.17
Sur le rocher nous sommes restés comme des bustes de la fuite
qui regardent les lunes décrire des cercles
nous réclamant notre secret
pour les navires qui transportent des ombres blanches
pour le voyage qui ne finit pas
pour l’ancre qui ne clouait pas l’eau.
Nous avons approché notre blessure et le temps
et nous nous évadons.
Il nous reste toujours le voyage
et la clameur sans fin de la mer.18
Sur le radeau, j’allumerai un cierge
et j’inventerai ma prière
Je laisserai à la vague inspirée
le soin d’ériger mon temple
Je revêtirai de ma cape
le premier poisson
qui viendra se frotter à mes rames
J’irai ainsi par nuit et par mer
Sans vivres ni mouettes
avec un bout de cierge
et un brin de prière
J’irai ainsi
avec mon visage d’illuminé
et je me dirai
ô moitié d’homme, réjouis-toi
tu vivras si tu ne l’as déjà vécu
un abrégé d’éternité.)19
Il nous reste toujours le voyage
et la clameur sans fin de la mer.20
Deuxième traversée
Écoute notre chanson, mère
la chanson du nouveau voyage.
Toi qui pleures la mort
tu ne nous connais pas.
La mer ne pleure pas.
Elle chante.21
Troisième stasimon
Dans l’exode
Quel grand accueil
En chemin
Enveloppé dans la toile des vents,
Les pieds dans la prière des sables […].22
Nous sommes un désert qui marche, peuple de sable,
fer dans le sang, chaux dans les yeux, un fourreau de cuir.23
Nous cherchions des mots pour courir de vastes étendues
où la lumière se penche et tremble un instant
sur le seuil annulé.24
Nous errions depuis des jours et des nuits
dans l’aveugle pays de l’espace
dans l’âcre lumière de la hamada
sur cette carcasse rongée du corps de la terre
en cette négation de la chair et des feuilles
notre pas traînait
une odeur de jasmin et d’amour
que personne n’était là pour recueillir25
Habitant de l’espace
homme sans attaches
flâneur du mouvement éternel
Renoncer à tout ce qui peut lier, entraver la marche,
alourdir la charge des chameaux
vivre de peu
sans mesure
dans la lumière à fendre l’œil
serrant l’horizon entre les paupières
le camp levé avant l’aube
reprendre sa piste interminable
dans le rayonnement sans terme
la marche.26
Dans le voyage sans fin immobile
reste le lieu désert
tout lieu reste désert.27
Troisième traversée
Et savez-vous ce que veut dire « errer dans un désert » ?
Ils sont des multitudes à errer dans le désert, plus nombreux que ceux sortis d’Égypte, mais aucun ne voit l’autre, n’entend l’autre, car chacun suit son propre chemin.
On erre toujours en solitaire, abandonné, oublié du monde.28
« Loin encore, le lointain ? »
Combien de chemin ?
Nous marchons,
marchons vers le sens
et n’arrivons pas…
[…]
Nous marchons, notre sagesse
mûrit dans le désert
et nous ne disons pas : L’errance s’accomplit.
Mais notre sagesse a besoin d’une chanson
à la cadence légère,
pour que l’espoir ne se fatigue pas.
« Loin encore, le lointain ? »
Combien de chemin ?29
C’est long la route, qu’elles sont longues les routes
– le saviez-vous, mes frères ?
Où vont-elles ? Voici d’autres cerceaux de routes,
peut-être sommes-nous innocents,
peut-être sommes-nous coupables,
il y avait peut-être quelque chose à faire
dans le temps, dans la nuit, sur une autre route, sous la lumière ancienne
– il ne nous reste plus qu’à marcher
nous avions soif, nous avions faim
la salive a gelé sur nos joues
la lumière est gelée aussi, bien qu’elle chante
– lumière, souffres-tu ?30
L’horizon qu’on voyait chaque matin devant
Ne l’a-t-on pas vu chaque soir derrière ?
Que d’étoiles ont filé devant nous
Frôlant les eaux.
Chaque aurore n’était-elle pas le reflet
De notre profonde nostalgie ?
On y va, malgré tout, n’est-ce pas, on y va.31
Quatrième stasimon
Voici, des fugitifs, l’heure planétaire.
Voici des fugitifs l’exode lancinant
dans ce haut mal, la mort!
Voici la chute stellaire hors des captivités magiques du seuil, du foyer, du pain.
Voici la pomme noire de la connaissance,
la peur! Soleil d’amour éteint
qui fume! Voici la fleur de la hâte,
en goutte de sueur! Voici les chasseurs
tout de néant, d’exode seulement.
Voici des proies qui dans les tombes emportent
leurs mortelles cachettes.
Voici le sable, effrayé
avec des guirlandes d’adieu.
Voici la terre qui s’élance dans l’immensité,
à bout de souffle dans l’humilité de l’air.32
[…] Qu’est-ce donc que l’Exode ?
[…] S’il n’y a pas dans le monde et sous le monde un fleuve
invisible et qui roule sous l’apparente paix,
si nul ne se soucie des innombrables feuilles de la forêt,
si les cris des humains tombent comme châtaignes
à terre, au gré du vent,
sans altérer la paix des Anges,
qu’est-ce donc que l’Exode?
Si ce n’est pas vraiment une chose éternelle
– qu’est-ce donc ?
[…] C’est le feu qui s’élance,
il brûle tout le long des routes, il fait de nous
des ombres,
nous avons tout perdu, nous avons tout perdu,
il ne nous reste plus que la route, la nuit
et cette ombre, qu’au lieu de détruire
la flamme engendre.33
À jamais bégayant, boiteux
à jamais sans racines au-dehors
autres que l’eau, autre qu’aller
dans le coeur ouvert du désir
au battement propre des choses
la part insondable de chacun
visages de mots à jamais
dissonants, mités, maladroits
toujours éperdus de clarté
en quête d’étendue, la même
sans bornes dehors ni dedans
chez soi dans la nuit que déchire
un feu au fond de son désert
dans le poumon que fore un cri
d’oiseau dans la grisaille d’aube
dans le visage rouillé d’ors
des ciels d’icônes du couchant34
Exodos
Nous aimons la vie autant que possible.
Nous volons un fil au ver à soie pour tisser notre ciel et clôturer cet exode.
Nous ouvrons la porte du jardin pour que le jasmin inonde les routes comme une belle journée.
Nous aimons la vie autant que possible.
[…] Nous soufflons dans la flûte la couleur du lointain,
lointain, et nous dessinons un hennissement sur la poussière du passage.
Nous écrivons nos noms pierre par pierre. O éclair, éclaire pour nous la nuit, éclaire un peu.
Nous aimons la vie autant que possible.
Nous aimons la vie autant que possible.
Nous volons un fil au ver à soie pour tisser notre ciel et clôturer cet exode.
Nous ouvrons la porte du jardin pour que le jasmin inonde les routes comme une belle journée.
Nous aimons la vie autant que possible.
[…] Nous soufflons dans la flûte la couleur du lointain,
lointain, et nous dessinons un hennissement sur la poussière du passage.
Nous écrivons nos noms pierre par pierre. O éclair, éclaire pour nous la nuit, éclaire un peu.
Nous aimons la vie autant que possible.35
Épilogue
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer36
Toute la mémoire du monde
est dans un grain de sable.37
De ces milliards de grains de rêve
J’ai créé quelques mots simples,
En remuant toute cette place de sable
Comme avec les mains des tempêtes, et je ne suis pas un poète
Mais un voyageur, qui erre au coucher du soleil parmi les dunes.38
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer39
Leurs chants sont plus beaux que les hommes,
plus lourds d’espoir,
plus tristes,
et plus longue est leur vie.
Plus que les hommes j’ai aimé leurs chants
J’ai pu vivre sans les hommes
jamais sans les chants ;40
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer41















Nous partons comme les clowns qui s’en vont de village en village, emmenant les animaux qui donnent aux enfants leur première leçon d’ennui. Nous partons pour tromper la mort, la laissant nous poursuivre de lieu en lieu. Et nous continuerons de faire ainsi jusqu’à nous perdre, jusqu’à ne plus nous retrouver nous-mêmes là où nous allons, afin que jamais personne ne nous retrouve.42
Mes frères
écoutez votre voix, ma voix
écoutez le chant du soleil et de la mer43
Toute la mémoire du monde
est dans un grain de sable.44

Notes
1 Yannis Ritsos, La marche de l’océan, traduit du grec par Anne Personnaz, Paris, Éditions Bruno Doucey, 2014, p.107
2 Issa Makhlouf, « Partir », traduit de l’arabe (Liban) par Nabil el-Hazan, in Les Poètes de la Méditerranée, Anthologie, Édition d’Egal Errera, Paris, Gallimard, 2010, p.247
3Yannis Ritsos, Ibid.
4 Issa Makhlouf, Op. cit., p.249
5 Yannis Ritsos, Ibid.
6 Issa Makhlouf, Ibid.
7 Yannis Ritsos, Ibid.
8 Edmond Jabès, « Chanson de l’étranger », in Le Seuil, Le Sable, Poésies complètes, 1943-1988, Paris, Gallimard, 1959-1987, p.46
9 Benjamin Fondane, L’Exode, in Le mal des fantômes, Lagrasse, Verdier, 2006, p.169
10 Mahmoud Darwich, Rien qu’une autre année, traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, Paris, Les Éditions de Minuit, 2020 (1983 pour la traduction), p.105
11 Mahmoud Darwich, La Trace du papillon, Pages d’un journal (été 2006 – été 2007), traduit de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar, Arles, Actes Sud, 2009, p.162
12 Mahmoud Darwich, La Trace d’un papillon, Op. cit., p.39
13 Mahmoud Darwich, La Trace d’un papillon, Op. cit., p.162
14 Yannis Ritsos, Journal de déportation, traduit du grec par Pascal Neveu, Paris, Ypsilon éditeur, 2009, 2016, p.136
15 Traduction personnelle : Paul Celan, « Osterqualm », Atemwende, in Die Gedichte, Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, 2020, p.208
16 Paul Celan, Ibid.
17 Yannis Ritsos, « La Blessure », in La marche de l’océan, traduit du grec par Anne Personnaz, Paris, Éditions Bruno Doucey, 2014, p.49
18 Yannis Ritsos, « Le premier », in La marche de l’océan, Op. cit., p.49
19 Abdellatif Laâbi, « Abrégé d’éternité », in L’arbre à poèmes, Anthologie personnelle, 1992-2012, Paris, Gallimard, 2016, p.63
20 Yannis Ritsos, « Le premier », in La marche de l’océan, Op. cit., p.49
21 Yannis Ritsos, « Nous font signe », in La marche de l’océan, Op. cit., pp.33-35
22 Nelly Sachs, « Dans l’exode », in Exode et métamorphose, 1958-1959, précédé de Et personne n’en sait davantage, traduction de l’allemand par Mireille Gansel, Lagrasse, Verdier, 2002, p.109
23 Erri De Luca, Aller simple, traduit de l’italien par Danièle Valin, Paris, Gallimard, 2012, p.39
24 Lorand Gaspar, Sol absolu, in Sol absolu et autres textes, Paris, Gallimard, 1972-1982, p.119
25 Lorand Gaspar, « Nous errions depuis des jours et des nuits », in Derrière le dos de Dieu, Paris, Gallimard, 2010, p.20
26 Lorand Gaspar, Sol absolu, Op. cit., p.176
27 Lorand Gaspar, Sol absolu, Op. cit., p.166
28 Yitskhkok Leybush Peretz, « L’errance dans le désert », in Histoires des temps passés et à venir, traduit du yiddish par Batia Baum, Paris, Éditions de l’Antilope, 2020, pp.26-27
29 Mahmoud Darwich, La Trace d’un papillon, Op. cit., p.39
30 Benjamin Fondane, L’Exode, Op. cit., pp.172-173
31 Nâzim Hikmet, « Le voyage », in Il neige dans la nuit et autres poèmes, traduit du turc par Munevver Andac et Guzine Dino, Paris, Gallimard, 1999, p.91
32 Nelly Sachs, « Voici des fugitifs », Et personne n’en sait davantage, in Exode et métamorphose, Op. cit., p.15
33 Benjamin Fondane, L’Exode, Op. cit., pp.176-177
34 Lorand Gaspar, « Etranger », in Patmos et autres poèmes, Paris, Gallimard, 2001, pp.200-201
35 Mahmoud Darwich, « Et nous, nous aimons la vie », in Plus rares sont les roses, traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, Paris, Les Éditions de Minuit, 2019 (1989 pour la traduction), p.58
36 Yannis Ritsos, La marche de l’océan, Ibid.
37 Edmond Jabès, Vers mis en exergue au recueil Le Sable, in Le Seuil, Le Sable, Poésies complètes, 1943-1988, Paris, Gallimard, 1959-1987
38 Ismail Kadaré, « Au bord de la mer », traduction de Claude Durand, Mira Mexi, Edmond Tupja, in Les Poètes de la Méditerranée, Anthologie, Paris, Gallimard, 2010, p.905
39 Yannis Ritsos, La marche de l’océan, Ibid.
40 Nâzim Hikmet, Op. cit., p.194
41 Yannis Ritsos, La marche de l’océan, Ibid.
42 Issa Makhlouf, Ibid.
43 Yannis Ritsos, La marche de l’océan, Ibid.
44 Edmond Jabès, Le Sable, Ibid.